Dans Colportage, il y a l’idée de véhiculer des marchandises précieuses : ces savoir-faire coopératifs et citoyens. Toutefois il ne s’agit pas seulement de transporter et de diffuser des connaissances mais, telle l’abeille, de butiner et donc de féconder, de transformer.
Les colporteurs n’apportent pas de réponse, ils interpellent et aident à faire émerger les savoirs : ce sont les porteurs d’initiative qui détiennent les savoirs mais les interrogations des colporteurs peuvent susciter le débat (Que signifie ce que vous faites ? Au nom de quoi le faites-vous ? A quoi cela est-il utile ? Comment le faites-vous ? Comment le vivez-vous ?... ).
Il s’agit de rester sur une ligne d’équilibre entre réflexion, présentation de récits d’expériences et méthodologies, outillages.
Pour explorer, comprendre et transmettre les expériences, Colportage a inventé des outils: les « réfléchisseurs » (une dizaine à ce jour) et une méthode.
Les réfléchisseurs sont des thèmes (organisés sous forme de questions) qui se retrouvent régulièrement dans les collectifs citoyens. La liste n’est pas exhaustive et s’enrichit avec les nouvelles expériences. Exemple de titres de réfléchisseurs :
La méthode de transmission se veut vivante : ces sont les rencontres de la curiosité citoyenne, une des modalités au coeur du Colportage.
Une « rencontre » a pour objet de traiter d’un sujet particulier en s’appuyant sur une expérience collective.
Exemples :
Les témoins sont les meneurs de l’initiative. Les curieux sont les questionneurs. Il n’y a pas d’interviewers patentés pour interroger les témoins.
Un déroulement se fait en 4 temps :
Dans la mesure du possible, un petit livret est ensuite créé pour rassembler et enrichir le contenu de la rencontre.
Pour en savoir plus sur Colportage, découvrir les deux premiers livrets, rendez vous ici
Fiche rédigée par Evelyne Guimmara