Elles parlent « le langage des banlieues », utilisent des mots de garçons au quotidien, mélangent les langues et doutent de leurs capacités à s’exprimer à l’extérieur de leur cité. De la Seine-Saint-Denis aux quartiers nord de Marseille, la réalisatrice des Roses Noires, Hélène Milano, est allée à la rencontre de jeunes filles de 13 à 18 ans. Elle a pris le temps avant de sortir sa caméra, pour, dit-elle, « saisir la complexité d’une parole et d’une réflexion en marche ».