L'EXPÉRIENCE DE MODERNISER SANS EXCLURE
Une démarche d'écoute et d'accompagnement du changement à l'aide de la vidéo

Exclusions, précarités, dysfonctionnements dans l"entreprise et dans la société : ces questions suscitent des débats auxquels tout le monde participe.
Tout le monde ... sauf les principaux intéressés. Et pourtant ne seraient-ils pas les mieux placés pour en parler ?

Vidéo à l'appui, Moderniser Sans Exclure fait l’expérience …

Origine de cette démarche

A la fin des années 80, le contexte économique voit beaucoup d’entreprises mettre en place des actions de restructurations importantes. Celles-ci avaient des conséquences néfastes pour les personnels peu qualifiés.

En proposant la création d’un mouvement, Bertrand Schwartz voulait s’opposer à la fatalité de l’exclusion du monde du travail des hommes et des femmes dits de bas niveaux de qualification, en montrant qu’on peut simultanément les former et améliorer la compétitivité des entreprises.

Moderniser Sans Exclure développe depuis une recherche/action basée sur le support vidéo et intitulée Automédiatisation. Cette démarche est mise en oeuvre en PACA par l’association MSE-Sud.

Comment cela se passe t il ?

Le dispositif est simple. Un petit groupe de volontaires ,de cinq à quinze partageant une même situation , un parcours de formation ou d’insertion, un vécu dans un quartier... se réunissent une demi-journée par semaine pendant plusieurs semaines avec un intervenant de Moderniser sans exclure. Ils évoquent les questionnements et appréciations que fait surgir cette situation sous l’oeil discret de la caméra : comment sont-ils arrivés là ? Qu’y trouvent-ils ? Qu’attendent-ils ? Quels sont les aspects positifs et les aspects négatifs de ce qu’ils vivent? Quelles améliorations proposent-ils ?

Cette  démarche s’alimente du refus de la fatalité qui conduit à se résigner ou à se dire impuissant face au chômage, à la misère, à la précarité, à la solitude et aux rejets.

L’expression des participants est entièrement libre : ils choisissent les thèmes de discussion, décident des personnes à qui le film s’adresse et manient eux-mêmes la caméra. L’objectif est de réaliser un film vidéo d’une trentaine de minutes, composée de séquences choisies et montees par le groupe, puis de le présenter d’abord aux décideurs les plus directement impliqués par les sujets évoqués afin de susciter un débat, lui même filmé.

Ces échanges sont ensuite intégrés au film initial, avec l'accord des intéressés.La production finale est utilisée comme support d’une réflexion collective étendue à des publics plus larges ,formateurs, travailleurs sociaux, élus, chefs d’entreprises, institutionnels divers, acteurs de la politique de la ville, médias, autres groupes de population, etc....

A quoi servent ces réalisations ?

Chaque séance de projection est l’occasion d’un débat sur l’importance des représentations, le poids des dysfonctionnements inhérents à tout dispositif, et la liberté d’action dont disposent les acteurs de terrain pour y remédier.

A ce jour, MSE sud a réalisé une cinquantaine de films constitués de témoignages bien éloignés des clichés et de la langue de bois habituelle.Les interventions de MSE-Sud se déploient dans plusieurs domaines en suscitant des mises en dialogue et des dynamiques de rencontres : politique de la Ville, Insertion, développement local, lutte contre les discriminations...

Pour en savoir plus : msesud.free.fr

Fiche rédigée par Laurent Assathiany

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