Face au déficit de transmission et d’éducation politique, Il y a urgence : à s’outiller intellectuellement, à éclairer et dévoiler le nouvel esprit du capitalisme, à prendre conscience de l’urgence de réponses collectives.
Parce qu’aucun secteur de l’action publique n’est étanche, il faut privilégier la tranversalité à l’approche sectorielle, la diversité des statuts des participants à leur homogénéité.
Un exemple de travail que propose Le pavé : les histoires de vie comme élément d’éclairage
Il est demandé aux participants de faire 3 colonnes sur une feuille de papier et de dérouler toutes les années depuis leur date de naissance jusqu’aujourd’hui.
Pour chaque année :
1ère colonne, des évènements de la grande histoire (ex : 1963 assassinat de Kennedy) ;
2ème colonne, des évènements de la petite histoire familiale (ex : 1963 1ère 2CV du père) ;
3ème colonne, des faits qui les ont construits politiquement (ex : 1963 le super prof de philo).
Ensuite on met tout cela en commun sur une immense fresque : effets importants sur la qualité du groupe, effets intergénérationnels, effets de compréhension des invariants dans les démarches d’engagement des gens… les participants sont d’emblée sur un pied d’égalité, tout le monde à une histoire, des savoirs et en racontant chacun parle de sa vision, de sa compréhension du monde.
C’est un exercice qui fait aussi comprendre que l’histoire agit sur nous mais nous aussi sur elle, elle ne nous est pas extérieure. Un autre intérêt de cet exercice est qu’il permet d’incarner des faits et non de les défendre sur un registre argumentatif qui peut parfois être non productif.
Le pavé privilégie des interventions dans la durée, en tout cas non définies dans ou par l’urgence. Le pavé anime des ateliers de désintoxication du langage, fait de l’accompagnement associatif, propose des contes politiques, des formations aussi et d’autres choses encore dont vous pourrez prendre connaissance sur :
Fiche rédigée par Evelyne Guimmara