Origine :
En 1954, Robert Jungk élabore en Allemagne cette méthode qu’il nomme « Ateliers de l’avenir. Des chemins pour revivre la démocratie ». Il part du principe et montre que la parole de l’habitant constitue un immense réservoir d’idées et de potentialités pour l’avenir.
En France ces ateliers sont mis au point par Maryse Pégourie et Hugo Swinnen. C’est une méthode dynamique qui permet de passer de l’expression des difficultés et du mal-être à une phase d’utopie créative pour déboucher sur des projets concrets. Elle doit permettre la confrontation des élus, des habitants et des travailleurs sociaux pour construire ensemble des solutions pour l’avenir.
Trois phases dans le déroulement des ateliers :
1- La phase critique : les participants formulent par écrit des critiques, « ce qui ne va pas ». Ils les classent par thèmes qu’ils résument en une phrase négative.
2- La phase imaginative : c’est un temps consacré au rêve. Les propositions sont émises sans la moindre censure d’ordre pratique ou autre. Les idées sont aussi classées par thème.
3- La phase de création et de construction : On revient au principe de réalité et on cherche comment on va vers l’idéal. Les participants déterminent les objectifs et envisagent les moyens de les réaliser.
Les 3 phases se déroulent de façon suivie et rapprochée mais il est bon de faire une pause entre la phase négative et les deux suivantes. Exemple : 2 journées complètes avec un déjeuner pris en commun ou une soirée puis une journée.
A l’issue de la 3ème phase des groupes de travail se constituent pour approfondir les thèmes et élaborer des projets pour les actions prioritaires. Ces groupes prennent le relais de la séance des « Ateliers de l’avenir ».
Un compte-rendu complet doit être rédigé. Il constitue la mémoire des travaux réalisés et permet ainsi l’entretien du lien entre participants. C’est aussi une trace indispensable pour évaluer et mesurer le chemin parcouru. Enfin, il permet d’intégrer plus facilement de nouvelles personnes qui rejoindraient un groupe de travail initial (habitants, techniciens, personnes ressource).
Les règles du jeu :
Toute idée est bonne à dire.
Il vaut mieux avoir beaucoup d’idées.
Il faut formuler brièvement les idées.
Utilisation des post-it (une seule idée par post-it).
Ne pas interrompre les autres.
Utiliser les idées des autres.
Faire abstraction des problèmes pratiques (en tout cas phase 2).
Interdiction pour chaque participant de faire des commentaires sur les critiques des autres.
C’est important
de démarrer un atelier de l’avenir avec un animateur qui en a la pratique.
(Fiche rédigée par Evelyne Guimmara à partir de la fiche technique de l’Institut Renaudot)
La fiche de l'institut Renaudot à télécharger